Approche
Un seul fil, quatre moments
D'où nous venons
Cap Impact a été fondé en 2016 sous le nom de CAP!, Centre d'Accompagnement du Plaidoyer, avec une idée simple : l'expertise de l'influence politique ne devrait pas être réservée à ceux qui peuvent se l'offrir.
Dix ans plus tard, le compteur est parlant. Plus d'un million de signatures rassemblées contre le glyphosate en six mois. Trois cents professionnel·le·s formé·e·s au plaidoyer et à la négociation. Quatre cents organisations congolaises mises en réseau autour du processus REDD+. Des dépénalisations obtenues, des droits reconnus, des financements débloqués.
En 2026, nous resserrons le terrain. Le croisement du climat et des droits humains est devenu l'endroit où notre travail est le plus utile, et c'est là que nous voulons concentrer nos efforts. Le plaidoyer ne disparaît pas : il devient l'un des trois usages d'une même compétence, aux côtés des sauvegardes et de l'évaluation.
C'est un recentrage, pas un changement de métier.
Un seul fil
Notre travail tient en une question : ce que l'action climatique et environnementale change pour les personnes qui vivent sur les territoires concernés, et ce que les institutions en font. Nous sommes au cœur de cette question à chaque étape.
- Avant le projet, notre expertise des sauvegardes vous permet d'anticiper.
- Pendant la mise en œuvre, nous travaillons à rendre les partenariats et le financement direct réellement praticables.
- À mi-parcours et en fin de programme, l'évaluation établit ce qui s'est réellement passé.
- Au-delà du projet, l'appui au plaidoyer porte ces constats jusqu'aux décideurs.
Ce n'est pas quatre métiers. C'est une seule compétence, exercée à des moments différents de la vie d'un programme.
Do no harm — and do better
Les sauvegardes, ça ne se déclare pas. Ça se construit.
« Do no harm » est la formule que le secteur emploie depuis longtemps, et elle reste juste. Elle protège les personnes, et elle protège l'institution : un projet qui anticipe ses effets sur les communautés avance plus vite qu'un projet qui les découvre en cours de route.
« Do better » commence là où la conformité s'arrête. C'est déplacer la décision et les ressources vers celles et ceux qui vivent sur le territoire, construire une redevabilité qui fonctionne dans les deux sens, et accepter que le résultat soit discuté. C'est plus ambitieux, c'est plus long, et c'est ce qui distingue un programme qui tient d'un programme qui passe.
Nous travaillons les deux. Le premier est exigible et vérifiable. Le second se construit.
Notre manière de travailler
Nous partons du terrain, puis nous construisons le cadre. Un dispositif de sauvegarde éprouvé auprès d'une organisation communautaire produit de la protection ; l'inverse produit du papier.
Nous concevons des exigences tenables. L'enjeu n'est pas de contrôler davantage, c'est de formuler des obligations qu'une organisation locale peut réellement satisfaire — et qu'elle a intérêt à satisfaire.
Nous disons ce que nous constatons. Une évaluation franche est la seule qui serve à quelque chose. Nos commanditaires savent qu'ils auront notre analyse, pas leur reflet.
Nous composons l'équipe avant de vous la présenter. Chaque mission est portée par la combinaison de compétences qu'elle demande, prise dans notre réseau de consultantes et consultants seniors. Vous savez qui intervient, sur quoi, et à quel titre avant de signer.
Nous travaillons en français et en anglais, et avec des interprètes quand la langue de travail n'est ni l'une ni l'autre.
Là où nous sommes utiles
Nous concentrons notre travail sur le croisement du climat, des droits humains et des sauvegardes, parce que c'est là que dix ans de cabinet et quinze ans de terrain font une différence mesurable.
Nous laissons à d'autres l'ingénierie de finance carbone, le MRV technique et la certification, les sciences de l'environnement, le conseil en communication et la coordination de programmes. Ce périmètre est un choix, et il est ce qui rend le reste solide.
Nos règles du jeu
Deux points que nous préférons poser d'emblée.
Nous n'acceptons pas de mission d'appui au financement ou au partenariat auprès d'une organisation dont nous évaluons un programme, pendant la durée de l'évaluation et dans les douze mois qui suivent. Tout lien préexistant est déclaré par écrit en amont de chaque proposition.
Par ailleurs, Marine Gauthier écrit et produit un podcast sur les conséquences sociales des politiques climatiques internationales. Ces contenus sont libres, et parfois critiques envers des institutions qui sont aussi des clientes potentielles. Lorsqu'une mission porte sur une organisation ou un dispositif qu'elle a commentés publiquement, elle le signale au commanditaire avant de s'engager. C'est une garantie d'indépendance, et nos clients le savent avant de signer.
Le nom
CAP est un nom de 2016 — Centre d'Accompagnement du Plaidoyer. Nous avons gardé les trois lettres parce que dix ans de travail sont derrière. La philosophie qui a nourri le repositionnement de 2026 est celle de l'ubuntu — je suis parce que nous sommes. Elle dit assez bien ce que nous croyons : un programme vaut par ce qu'il produit pour les personnes qu'il touche, et une institution gagne toujours à travailler avec celles qu'elle affecte.