Ce que nous faisons · Systèmes de gestion environnementale et sociale
Des sauvegardes qui fonctionnent, pas des cases à cocher
Un système de gestion environnementale et sociale n'est pas un classeur destiné au panel d'accréditation. C'est la manière dont une organisation décide, garde la trace et corrige, sur des projets réels.
L'accréditation au Fonds vert pour le climat, les exigences des banques de développement et la due diligence des bailleurs posent la même question : vos engagements environnementaux et sociaux forment-ils un système ? Un système qui se déclenche dans un ordre prévisible, qui produit une trace, et qui est proportionné à la taille, à la nature et à la localisation de vos activités.
La plupart des organisations disposent déjà de nombreuses pièces : une politique, un dispositif de safeguarding, des mécanismes de plainte, des règles d'achat, un suivi-évaluation, une gestion des incidents. Ce qui manque, ce sont rarement les documents. C'est leur articulation, et la preuve qu'ils fonctionnent. Notre travail consiste à relier l'existant, combler les écarts avérés et rendre le tout démontrable, sans construire un dispositif parallèle que les équipes de terrain n'utiliseront jamais.
Quatre principes
Partir de l'existant
Une part du système fonctionne souvent déjà sous d'autres noms : redevabilité envers les populations, safeguarding, préparation aux urgences. Nous la traduisons dans la langue des sauvegardes avant de construire quoi que ce soit de nouveau.
Proportionné
Le système doit être adéquat au niveau de risque de vos activités, pas conforme à un modèle unique. Un système surdimensionné est un signal aussi défavorable qu'un système incomplet : il annonce un dispositif que l'organisation ne tiendra pas.
Conçu pour servir
Les procédures sont écrites pour les équipes qui les appliquent, avec à chaque étape un point de décision, un responsable et une trace attendue. Le résultat doit fluidifier leur travail, pas ajouter une couche.
La preuve, pas le papier
L'accréditation demande des preuves : que le système a fonctionné sur des activités réelles, pas seulement qu'il est écrit. Nous distinguons les écarts de système, qui demandent des mois, des écarts de démonstration, qui se comblent le plus souvent en quelques semaines.
Le déroulé d'une mission
Une séquence type, ajustée à chaque organisation. L'évaluation précède toujours la rédaction du moindre document.
Cadrage
La catégorie de risque environnemental et social visée, le type d'accès, l'horizon de dépôt, et la vérification du référentiel en vigueur au démarrage.
Cartographie de l'existant
Chaque politique, procédure et outil, du siège au terrain : de quelle composante du système il relève, quel niveau d'obligation il porte, à qui il s'applique, et s'il laisse une trace vérifiable par un tiers. Les pratiques non écrites sont signalées aussi : formaliser une habitude coûte moins qu'installer une procédure nouvelle.
Évaluation de maturité et analyse d'écarts
L'outil d'autoévaluation de la Société financière internationale (SFI), adapté avec l'exigence du Fonds vert pour chaque item, la preuve d'application et une formulation qui parle à votre secteur. Chaque score repose sur trois sources (document, entretien, preuve) et est justifié par écrit, avec des entretiens au siège et avec des équipes de terrain.
Feuille de route
Des actions priorisées sur les neuf éléments, avec un niveau cible fixé là où l'accréditation devient défendable, pas au sommet de l'échelle. Le chemin critique vers le dépôt, un plan pour accumuler dès maintenant ces preuves d'application, et un partage honnête entre ce que vos équipes peuvent faire et ce qui justifie un appui extérieur.
Atelier de validation
Les résultats sont transmis en amont, et l'atelier sert à décider : niveaux de maturité, priorités et responsables nommés pour chaque action.
Documents cadres
Une politique environnementale et sociale révisée à partir de l'existante, alignée sur les normes de performance de la SFI et sur les politiques du Fonds vert relatives aux peuples autochtones, au genre et à la divulgation de l'information. Un document de processus institutionnel écrit pour celles et ceux qui l'appliquent, avec une section qui démontre la proportionnalité du dispositif à votre profil. En anglais, avec une version française si utile.
Ce que le Fonds vert examine
Les exigences environnementales et sociales examinées par le Fonds reprennent l'architecture de la première norme de performance de la SFI : politique, identification des risques et impacts, programmes de gestion, capacités organisationnelles, préparation aux situations d'urgence, engagement des parties prenantes, communication externe et mécanismes de plainte, reporting continu aux communautés affectées, suivi et revue.
Le Fonds y ajoute deux attentes que les outils d'autoévaluation ne couvrent pas : des preuves que le système a fonctionné sur des activités réelles, et un mécanisme institutionnel de traitement des plaintes accessible et légitime, qui informe les personnes de l'existence du mécanisme de recours indépendant du Fonds.
Le cadre d'accréditation révisé adopté en 2025 renforce la logique « fit for purpose ». La question n'est plus de savoir si votre système est complet, mais s'il est adéquat aux risques des activités que vous proposez.
Ce que nous apportons
Marine Gauthier a été, au PNUD, la référente sauvegardes de 22 projets financés par le Fonds vert, de la conception au reporting. Elle a reçu les commentaires du Secrétariat, les a intégrés et a appris ce que ses examinateurs exigent, dans quels termes et à quel moment du cycle. Dans la même fonction, elle a accompagné des banques de développement africaines dans l'accréditation de leur système de gestion environnementale et sociale auprès du Fonds.
Nous avons depuis accompagné des organisations internationales, des banques de développement et des ONG de différentes tailles dans la construction ou le renforcement de leur système de gestion environnementale et sociale.
Jeffrey Saba apporte le regard de l'opérateur : la cartographie des processus et la conduite du changement, et des années de conformité bailleurs au sein d'une ONG internationale d'urgence, là où les exigences deviennent une charge de travail pour des équipes déjà pleines. Le premier regard conditionne le passage de l'instruction ; le second, l'application du système une fois approuvé.
